Subventions et bourses 2017

RÉCIPIENDAIRES DES SUBVENTIONS EN AIDE À LA RECHERCHE

Le programme de subventions en aide à la recherche de Crohn et Colite Canada vise à soutenir la recherche sur les maladies inflammatoires de l'intestin (MII) au Canada. L’objectif du programme est d’améliorer la prévention, les traitements et les politiques en matière de santé ainsi que de découvrir, un jour, les traitements curatifs nécessaires contre la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Ces subventions appuient des projets de recherche menés au Canada qui comportent un objectif bien défini et qui sont menés par un chercheur qui travaille soit seul, soit en collaboration avec d’autres personnes. Les subventions sont remises pour une période maximale de trois ans et ne dépassent pas 125 000 $ par année. 

Le processus de sélection du programme de bourses en aide à la recherche est des plus concurrentiels, chaque proposition de recherche soumise par un professionnel de la santé ou un chercheur canadien étant examinée par un Comité d’examen des subventions constitué d’experts scientifiques et de personnes non spécialisées. Ce Comité attribue un pointage et un rang aux demandes présentées, en fonction de leur mérite et de leur pertinence pour la communauté des patients.

Vous trouverez ci dessous les récipiendaires des subventions en aide à la recherche de 2017.

Dr. Christophe Altier
Dr Pere Santamaria | Université de Calgary
Co chercheur : Dr Derek McKay
Montant : 375 000 $
Période : 2017-2020
Sujet de recherche : Utilisation des nanomédicaments pour le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin 
 
Depuis longtemps, on vise l’atténuation des réponses immunitaires complexes comme celles menant aux maladies inflammatoires de l’intestin (MII) sans compromettre l’aptitude du système immunitaire à assurer la protection nécessaire contre les infections et le cancer. Toutefois, il s’agit d’un objectif ambitieux. Le projet du Dr Santamaria est fondé sur la découverte d’un nouveau paradigme dans le traitement des maladies auto immunes (causées par les globules blancs du système immunitaire), plus précisément l’élaboration d’un « nanomédicament » (un nouveau type de médicament composé de très petites particules) qui peut enrayer plusieurs maladies auto immunes chez les souris en accroissant les globules blancs « régulateurs » propres à la maladie. Ces globules blancs régulateurs freinent l’attaque auto immune responsable de la maladie en supprimant le globule blanc du système immunitaire qui orchestre les réponses immunitaires causant la maladie (les soi disant « cellules présentatrices d’antigènes »). Comme les globules blancs régulateurs dont l’accroissement est occasionné par les nanomédicaments mis au point ciblent de manière sélective les cellules présentatrices d’antigènes qui orchestrent une maladie particulière, ils ne peuvent causer un effondrement généralisé du système immunitaire. Les MII chez les humains découlent d’un dérèglement de la réponse immunitaire aux bactéries intestinales. Le Dr Santamaria a découvert que les globules blancs régulateurs ciblant les protéines exprimées par les bactéries intestinales peuvent rétablir l’équilibre voulu et protéger les souris contre la colite.

 
Dr. Christine Lee
Dr Simon Hirota ​ | Université de Calgary
Montant : 375 000 $
Période: 2017-2020
Sujet de recherche : Découverte de cibles permettant de bloquer la fibrose intestinale chez les patients atteints d’une MII 
 
La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse sont des maladies inflammatoires de l’intestin (MII) qui se caractérisent par une inflammation chronique dans des régions particulières du tube digestif, ce qui entraîne une importante détérioration des tissus et des altérations de la fonction intestinale générale. Bien que certains patients atteints d’une MII puissant être gérés au moyen des traitements actuels, de nombreux patients atteints de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse finissent par ne plus répondre aux médicaments et présenter de graves complications liées à la maladie exigeant souvent une opération. La fibrose constitue une complication fréquente tant dans le cas de la maladie de Crohn que dans celui de la colite ulcéreuse. Le phénotype le plus grave, dans lequel la fibrose entraîne l’obstruction intestinale, se manifeste chez 30 % à 50 % des personnes souffrant de la maladie de Crohn, dans les 10 années suivant l’apparition de la maladie, et de 50 % à 60 % des patients ont besoin d’une opération dans les 20 années suivant le diagnostic. Bien que son rôle soit sous estimé chez les patients atteints de colite ulcéreuse, la fibrose mène également au durcissement de la paroi intestinale dans ce sous type de MII, effet qui se manifeste sur le plan clinique sous forme d’incontinence et de dysmotilité colonique. Le Dr Hirota cherche à comprendre la manière dont le récepteur PXR (pregnane X receptor, ou récepteur prégnane X), qui détecte les substances chimiques d’origine bactérienne et environnementale, régule les mécanismes et voies clés que l’on pense en partie responsables de la fibrose intestinale. Les mutations du gène PXR sont associées aux MII, mais son rôle dans la fibrose n’a pas été étudié. Au long terme, le Dr Hirota désire chercher à déterminer si le PXR peut constituer une cible viable pour le traitement de la fibrose intestinale dans le contexte de l’inflammation chronique.

 
Dr. Charles Bernstein
Dre Reena Khanna | University of Western Ontario
Co-chercheur : Dr Guangyong Zou
Montant : 131 552,32 $
Période : 2017-2019
Sujet de recherche : Développement d’un nouveau pointage endoscopique pour la maladie de Crohn 
 
 
Les essais cliniques peuvent procurer des résultats significatifs si les méthodes de mesure les plus pertinentes sur les plans clinique et scientifique sont employées pour évaluer l’activité de la maladie. En conséquence, les activités de recherche visant à évaluer et à optimiser les méthodes de mesure des résultats employées pour la maladie de Crohn revêtent une importance capitale. Les travaux de la Dre Khanna visent principalement à : élaborer un nouvel indice pour l’évaluation endoscopique de l’activité de la maladie chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn au moyen de méthodes statistiques; évaluer des processus de rechange pour le pointage des ulcères, puisqu’il a été démontré que ces derniers permettaient de prédire une réponse au traitement; comparer la fiabilité des indices endoscopiques actuels (SES-CD et CDEIS) à celle du nouvel indice; et évaluer leur aptitude à détecter les changements dans l’activité de la maladie à la suite du traitement. La Dre Khanna s’attend à ce qu’un nouvel indice plus fiable et apte à détecter les changements dans l’activité de la maladie en contexte endoscopique à la suite du traitement soit le résultat final des travaux proposés dans cette demande.

 
Dr. Wallace MacNaughton
Dre Deanna Gibson | Université de la Colombie Britannique 
Co-chercheurs : Dr Sundeep Singh, Dr Kevan Jacobson et Dre Natasha Haskey
Montant : 375 000 $
Période : 2017-2020
Sujet de recherche : Les régimes alimentaires méditerranéens réduisent les effets de la colite 
 
Plusieurs patients atteints d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) croient que leur régime alimentaire a une incidence sur leurs symptômes et leur maladie. Toutefois, on manque de directives en matière d’alimentation fondées sur des données probantes. Bien que les patients parlent dans leur blogue des effets de leur régime alimentaire et que plusieurs sources d’information en ligne indiquent que certains régimes peuvent atténuer ou exacerber les symptômes de la maladie, peu de travaux de recherche ont permis de déterminer qu’un facteur lié au régime alimentaire d’une personne avait un effet protecteur ou dommageable par rapport aux MII. Il faut à tout prix de nouvelles approches en matière d’alimentation pour la prévention et la gestion des MII, afin que les professionnels de la santé puissent fournir à leurs patients des conseils éclairés en la matière. Les graisses sont des nutriments essentiels à la santé et il faut en consommer pour se développer normalement et survivre. Différents types de gras ont différents effets sur l’organisme. Le gras alimentaire peut avoir une incidence sur l’inflammation de l’intestin; toutefois, le rôle des différents types de gras et leur impact sur les MII sont encore mal saisis. La compréhension des effets des matières grasses dans le contexte des MII présente une grande importance, car la restriction des matières grasses chez un patient atteint d’une MII peut nuire à sa santé et à son état nutritionnel. Les travaux de recherche faisant l’objet de cette proposition visent à examiner les effets des gras alimentaires sur la colite tant lorsqu’ils sont isolés les uns des autres que lorsqu’ils sont combinés, comme on le voit dans le régime alimentaire méditerranéen. Ce dernier est largement suggéré comme régime « anti inflammatoire »; on croit que ses propriétés bénéfiques tiennent à sa teneur en gras. Les travaux de recherche de la Dre Gibson montrent que les gras monoinsaturés et saturés, combinés avec de l’huile de poisson, sont bénéfiques chez les souris atteintes de colite expérimentale. Elle examinera les effets de ce régime chez les patients souffrant de colite ulcéreuse.

 
Dr. Prévost Jantchou
Dr Geoff Nguyen | CHU Sainte-Justine
Co chercheurs : Dre Deborah Marshall et Dre Maida Sewitch
Montant : 250 000 $
Période : 2017-2019
Sujet de recherche : Mesure des priorités en matière de soins de santé dans le cadre de la gestion des maladies inflammatoires de l’intestin du point de vue du patient 
 
Le taux de MII au Canada figure parmi les plus élevés dans le monde, plus d’un quart de million de personnes étant touchées par ces maladies au pays. Diverses lignes directrices cliniques pour les MII ont été élaborées afin d’améliorer les soins de santé fournis aux patients atteints de MII. Toutefois, les médecins et les patients ne s’entendent souvent pas sur les objectifs de traitement à prioriser. Malheureusement, le point de vue du patient n’est pas toujours bien représenté dans la planification de la prestation des soins de santé. Dans le cadre de ses travaux, le Dr Nguyen prévoit utiliser une technique d’étude portant le nom d’expérience avec choix discrets dont on se sert depuis longtemps dans les secteurs commerciaux pour déterminer quels aspects des soins de santé sont les plus importants pour les patients. Surtout, cette méthode permet l’échantillonnage d’un très vaste groupe de patients atteints d’une MII de partout au Canada, afin que les points de vue retenus soient représentatifs du pays entier. Les points de vue des patients seront alors comparés à ceux des médecins pour voir où ils diffèrent réellement. Les résultats obtenus permettront d’améliorer les communications entre les patients et les médecins. Qui plus est, ils aideront les décideurs à prioriser les initiatives en santé reliées aux MII qui, selon les patients, sont les plus importantes.

 
Dr. Fernand-Pierre Gendron
Dre Ahola Kohut | Université de Sherbrooke
Co-chercheurs : Dre Anne Griffiths et Dr Kevan Jacobson
Montant : 362 037,52 $
Période : 2017-2020
Sujet de recherche : Programme iPeer2Peer : surveillance en ligne par les pairs pour les adolescents atteints d’une MII 

Les maladies inflammatoires de l’intestin (MII) sont des maladies infantiles qui peuvent causer de la douleur, de la fatigue et des bouleversements émotifs. Il est donc difficile de voir ses amis et de faire les activités qu’on aime. Lorsque les enfants deviennent des adolescents, ils commencent à faire davantage de choix à propos de leur santé. Le fait de participer à la prise de décisions concernant leur santé peut aider les adolescents à passer à une équipe de soins de santé pour adultes. La surveillance par les pairs au moyen de l’Internet constitue une nouvelle façon d’aider les adolescents atteints d’une MII à apprendre à faire des choix concernant leur santé. Dans le cadre de cette étude, on comparera deux groupes d’adolescents : un composé d’adolescents participant au Programme iPeer2Peer, et l’autre, constitué d’adolescents n’y prenant pas part. Le Programme iPeer2Peer jumelle un adolescent atteint d’une MII à un jeune adulte jouant le rôle de mentor qui a appris à bien gérer sa MII. L’adolescent et son mentor se parlent par appels vidéo Skype chaque semaine pendant 20 à 30 minutes sur une durée de 3 mois. L’aptitude de l’adolescent à prendre soin de lui même, sa confiance, les symptômes de sa MII, sa qualité de vie et les coûts supplémentaires reliés au fait de vivre avec une MII seront mesurés avant, immédiatement après et au bout de six mois après la tenue du Programme iPeer2Peer. La qualité de vie des mentors sera également mesurée avant et après leur participation au programme. Ce programme est nouveau et différent, car il utilise l’Internet pour connecter les adolescents et les mentors. Le Programme iPeer2Peer facilite la démarche consistant à prendre soin de soi même lorsque l’on est jeune et atteint d’une MII. Les adolescents y participant peuvent ainsi mieux vivre avec leur MII et le programme permet une réduction des coûts pour le système de santé.

 
Dr. Derek McKay
Dr Brian Coombes​ | Université McMaster
Co chercheur : Dr Jonathan Schertzer
Montant : 375 000 $
Période : 2017-2020
Sujet de recherche : Changements reliés aux médicaments et au régime alimentaire observés dans les microbes associés à la maladie de Crohn 
 
Parmi les pays développés, le Canada affiche un taux démesuré de maladie de Crohn, l’incidence allant en s’accroissant, en particulier, chez les adolescents. La connaissance des trajectoires étiologiques menant à la maladie de Crohn demeure incomplète; toutefois, de nombreuses études indiquent que les microbes présents dans notre intestin jouent un rôle actif dans le processus lié à la maladie. Par exemple, l’inflammation observée chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn cause l’accroissement de bactéries E.coli adhérentes et invasives (AIEC) qui possèdent des caractéristiques semblables à celles des pathogènes, d’après les résultats de la mise en œuvre de méthodes de culture et de méthodes moléculaires. Dans des travaux antérieurs, le Dr Coombes a élaboré le premier modèle de colonisation chronique au moyen d’isolats humains d’AIEC obtenus par biopsie, ce qui lui a permis de caractériser la fibrose et l’inflammation découlant des AIEC sur de longues périodes chez l’hôte. En s’appuyant sur les résultats de ces travaux, il se penche désormais sur la manière dont les AIEC persistent dans l’intestin enflammé et établit de nouveaux liens entre les différents facteurs de risque de la maladie de Crohn ayant une incidence sur la manière dont les AIEC se comportent chez l’hôte. Le Dr Coombes et les membres de son équipe croient qu’une compréhension quantitative de la manière dont les facteurs de risque de la maladie de Crohn interagissent, par l’utilisation de solides modèles précliniques, débouchera sur l’élaboration d’interventions ciblées pour prévenir la maladie chez les personnes à risque.

SUBVENTIONS DU PROGRAMME INNOVATIONS EN RECHERCHE SUR LES MII

Les subventions octroyées dans le cadre du programme Innovations en recherche sur les MII sont des subventions d’un an d’une valeur allant jusqu’à 50 000 $ qui servent à financer des approches nouvelles ou novatrices à l’égard de la recherche sur les MII. Elles ont pour objectif de stimuler et d’appuyer des activités de recherche qui sont en marge de la recherche médicale traditionnelle. Tant les chercheurs canadiens que les chercheurs à l’international peuvent présenter une demande.

À l’instar du processus de sélection du programme de subventions en aide à la recherche, le processus de sélection du programme Innovation en recherche sur les MII est des plus concurrentiels, chaque proposition de recherche soumise par un professionnel de la santé ou un chercheur étant examinée par un Comité d’examen des subventions constitué d’experts scientifiques et de personnes non spécialisées. Ce Comité attribue un pointage et un rang aux demandes présentées, en fonction de leur mérite et de leur pertinence pour la communauté des patients.

Vous trouverez ci dessous les récipiendaires des subventions du programme Innovations en recherche sur les MII de 2017.

 
Dr. Humberto Jijon
Dr Humberto Jijon | Université de Calgary
Co chercheur : Paul Beck
Montant : 50 000 $
Période : 2017-2018
Sujet de recherche : Développement d’IgA-SEQ pour analyser le microbiome humain et murin durant la colite 

Les maladies inflammatoires de l’intestin sont des maladies chroniques. On croit qu’elles se manifestent chez les personnes prédisposées génétiquement qui sont exposées à des déclencheurs environnementaux inconnus. Les microbes qui résident dans l’intestin, que l’on désigne sous le nom de microbiote, sont probablement les plus importants de ces déclencheurs. Le microbiote d’un individu donné est une collection unique composée de centaines d’espèces bactériennes, virales et fongiques différentes. Il semble très probable que les individus atteints d’une MII perdent leur tolérance à certains éléments de leur microbiote et qu’ainsi, les facteurs de perpétuation des microbes dans le contexte de la MII varieront d’une personne à l’autre. Bien que les scientifiques puissent se pencher sur les tendances présentes dans le microbiote, il s’avère extrêmement difficile de déterminer quelles espèces bactériennes particulières alimentent la maladie, probablement parce que les espèces qui le font varient d’un individu à l’autre. Toutefois, un groupe de l’Université Yale a publié une méthode qui pourrait permettre aux scientifiques d’utiliser la réponse immunitaire liée aux MII pour identifier les bactéries responsables du maintien de l’inflammation chez différentes personnes. Lorsqu’ils sont exposés à des bactéries, les humains produisent des anticorps qui se lient spécifiquement à la surface desdites bactéries. Les bactéries qui existent dans le cadre d’une relation saine avec le système immunitaire hôte (bactéries commensales) peuvent éventuellement être légèrement recouvertes d’anticorps, tandis que les bactéries qui ont perdu cette relation et qui causent l’inflammation déclencheront une forte réponse et finiront par être recouvertes d’une plus grande quantité d’anticorps plus résistants. Dans l’intestin, le principal anticorps produit porte le nom d’IgA; ainsi, le fait de rechercher des bactéries recouvertes de grandes quantités d’IgA permet potentiellement de séparer les bactéries causant la colite (à forte teneur en IgA) des bactéries voisines qui ne jouent aucun rôle dans cette dernière (à faible teneur en IgA). La prochaine étape après la séparation de ces bactéries du reste du microbiote consiste à déterminer quelles espèces bactériennes composent ce groupe à forte teneur en IgA au moyen de technologies de séquençage de l’ADN. C’est le processus qu’amorceront le Dr Humberto et les membres de son équipe.

 
Dr. Maria Ines Pinto-Sanchez
Dre Yasmin Nasser​ | Université de Calgary
Montant : 50 000 $
Période : 2017-2018
Sujet de recherche : Le rôle du microbiome dans la douleur somatique viscérale et chronique liée aux MII 
 
 
Les maladies inflammatoires de l’intestin sont des maladies chroniques et invalidantes. À l’heure actuelle, l’objectif du traitement des MII est l’élimination complète de l’inflammation intestinale. Toutefois, bien que cet objectif soit atteint, plus de vingt pour cent des personnes atteintes d’une MII continuent d’éprouver des douleurs abdominales chroniques, qui est un symptôme pénible et dévastateur. Des travaux de recherche menés par le passé ont démontré qu’il y avait une expression plus forte des récepteurs TRPV1 (sigle anglais pour transient receptor potential vanilloide 1) chez les patients atteints d’une MII dont l’intestin est complètement guéri; les TRPV1 sont des récepteurs nerveux clés en cause dans la sensation de douleur abdominale. Il existe déjà des preuves selon lesquelles les perturbations touchant les microbes intestinaux peuvent également modifier les TRPV1 se trouvant sur les récepteurs sensoriels de la douleur. En conséquence, l’objectif des travaux de recherche de la Dre Nasser consiste à étudier le rôle des microbes intestinaux dans le développement de la douleur chronique liée aux MII ainsi que l’interaction entre les microbes intestinaux et les TRPV1 sur les récepteurs sensoriels de la douleur. Cela se fera en traitant au moyen d’antibiotiques un modèle animal de MII souffrant de douleur chronique. Les travaux de recherche de la Dre Nasser peuvent avoir un important impact sur la santé des personnes atteintes d’une MII, car nous comprendrons mieux le rôle des microbes intestinaux dans la douleur intestinale. Cela peut ensuite déboucher sur le recours à de nouvelles stratégies, par exemple l’utilisation d’antibiotiques ciblés contre certaines bactéries intestinales et/ou l’utilisation de probiotiques ou de prébiotiques pour le traitement de la douleur liée aux MII.

  • Les taux de ces maladies au Canada figurent parmi les plus élevés du monde.
  • 1 CANADIEN SUR 140 vit avec la maladie de Crohn ou la colite
  • Pour la première fois, les familles nouvellement arrivées au Canada contractent la maladie de Crohn et la colite
  • Depuis 1995, l’incidence de la maladie de Crohn chez les enfants canadiens de 10 ans et moins a presque doublé
  • Les gens sont le plus souvent diagnostiqué avant 30 ans.

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