Assurance Privée et MII

Achat de votre propre assurance


Dans certains cas, les personnes doivent payer de leur poche leurs médicaments ou acheter leur propre produit d’assurance privée. Cela peut poser des difficultés aux personnes atteintes de maladies chroniques comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse. 

Lorsqu’une personne atteinte d’une maladie inflammatoire de l’intestin cherche à obtenir de l’assurance vie, de l’assurance invalidité et de l’assurance contre les maladies graves, elle doit faire preuve de stratégie. Si elle ne le fait pas, elle peut devoir payer des primes plus élevées ou être non assurable pendant un certain temps.

Conseils qui vous aideront à préparer votre demande d’assurance maladie, vie et invalidité
 
  • Faites une nouvelle demande d’assurance lorsque vous êtes en rémission. Votre assurabilité augmente après des périodes de bonne santé.
  • Subissez régulièrement des examens médicaux. Les personnes sous supervision médicale régulière reçoivent une cote plus favorable.
  • Efforcez-vous de trouver ou de conserver un emploi dans le cadre duquel est offerte une assurance collective. L’aptitude du demandeur à conserver le même emploi constitue également un facteur déterminant dans l’obtention d’assurance individuelle. 
  • Ne présentez pas de demande s’il est prévu que vous ferez l’objet de nouveaux traitements ou examens médicaux. Plusieurs formulaires de demande d’assurance à émission garantie contiennent des questions à ce sujet. Si votre suivi régulier comporte des examens (tests de baryum, coloscopies, etc.), demandez à votre médecin d’attendre que vous ayez obtenu votre assurance avant d’en prévoir un. Votre médecin comprendra sans nul doute votre situation.
  • Comparez les différents produits offerts sur le marché et tentez de repérer les compagnies d’assurance qui comprennent les maladies inflammatoires de l’intestin (MII). Certaines compagnies, plus particulièrement celles qui connaissent les MII, peuvent exiger des primes moins élevées. 
  • Cliquez ici pour consulter une liste de vérification relative aux assurances contre les MII afin d’être mieux informé(e) lorsque vient le moment de choisir un assureur
  • Demandez à votre médecin d’écrire à la compagnie d’assurance une lettre concernant votre état de santé et demandez-lui aussi de parler directement au directeur médical de la compagnie. Votre demande d’assurance est davantage susceptible d’être acceptée si votre médecin aide le directeur médical à évaluer le risque. 
  • Restez en bonne santé. Peu importe la maladie dont vous souffrez, si elle est maîtrisée grâce aux médicaments, à votre alimentation ou à des opérations, vous êtes probablement assurable.

Lisez l’article « Vous êtes assurable! » dans notre publication Avoir du CRAN, parlons en! article, afin de découvrir une perspective éclairée de l’industrie de l’assurance et la manière d’obtenir votre propre couverture

FAITES VALOIR VOS DROITS


Une fois que vous êtes assuré, que ce soit par l’intermédiaire de votre employeur ou parce que vous avez acheté de l’assurance privée, des problèmes peuvent encore se manifester. 

Voici quelques conseils qui vous guideront dans les scénarios survenant le plus couramment :
 

a. À propos des régimes d’avantages sociaux collectifs

  • Si vous travaillez pour un employeur qui offre un régime d’avantages sociaux collectif, assurez-vous de bien en comprendre les détails. 
  • Adressez-vous au service des ressources humaines de votre employeur pour savoir ce à quoi vous pouvez vous attendre si vous déclarez un sinistre.    
  • Lorsque vous quittez votre emploi, les avantages sociaux auxquels vous avez droit prennent fin. Si vous n’avez pas de nouvel employeur par la suite, vous devez envisager d’obtenir de l’assurance privée individuelle.

b. Si votre déclaration de sinistre est rejetée

  • Une fois que vous êtes assuré, il est possible que parfois, vos déclarations de sinistre soient rejetées. En premier lieu, assurez-vous de bien connaître les droits dont vous disposez en vertu de votre police d’assurance. Veillez à présenter des déclarations pour des sinistres qui sont bel et bien assurés en vertu de ladite police. 
  • Si vous pensez avoir droit à un règlement pour un sinistre donné, ne vous laissez pas intimider par un premier ou même un second rejet. La persévérance est la clé. 
  • Recourez au processus relatif aux appels prévu dans votre police et assurez-vous que votre médecin fournisse toute la documentation justificative nécessaire. Le rejet de la demande est peut-être attribuable à un manque de renseignements ou à des renseignements erronés.
  • Contactez l’ombudsman ou l’agent des plaintes de la compagnie d’assurance. Son rôle consiste à aider les clients dans le cadre des plaintes. 
  • Si, par la suite, vous n’êtes toujours pas satisfait(e), demandez une lettre de votre compagnie d’assurance indiquant sa position finale et accompagnée de toute documentation justificative nécessaire. Vous pouvez recourir aux services gratuits, nationaux et impartiaux de l’Ombudsman des assurances de personnes (OAP)
  • Assurez-vous de conserver une copie de toute votre correspondance et de tous vos renseignements médicaux afin que l’ombudsman puisse effectuer une analyse approfondie de votre dossier.
  • Demandez l’assistance de votre service des ressources humaines si vous êtes membre du régime collectif offert par votre employeur. Les membres du personnel de ce service devraient être en mesure de vous aider et dans certaines circonstances, l’employeur a suffisamment de pouvoir de persuasion pour faire renverser la décision de rejet ou pour faire en sorte que certains médicaments soient ajoutés à une liste de médicaments approuvés.
c. Je suis assuré(e), mais mon médicament n’est pas couvert
  • Si votre employeur a exclu certains médicaments de la liste de médicaments admissibles à un remboursement, vous pouvez parler de votre état de santé à votre directeur des ressources humaines. 
  • Donnez-lui tous les détails possibles et demandez que votre employeur inclue votre médicament dans le régime d’assurance médicaments ou fasse une exception. 
  • Si le médicament n’est pas couvert, demandez à votre directeur des prestations de maladie (souvent, il s’agit du directeur des ressources humaines) pourquoi l’entreprise a décidé de ne pas l’inclure. Il existe peut-être une autre protection dont vous pouvez bénéficier. Demandez s’il vous est possible d’obtenir une couverture provisoire. 
  • Il est dans le meilleur intérêt financier d’une entreprise que les membres de son personnel soient en santé et présents au travail. Vous devez veiller à documenter l’ensemble de vos communications et échanges avec votre promoteur de régime et/ou votre assureur.
d. Complément d’assurance privée
 
  • Certaines personnes souhaiteront peut-être souscrire une assurance privée ou ajouter de l’assurance à celle qu’elles ont déjà. 
  • Vous pourriez envisager de travailler avec un agent d’assurance, plus particulièrement un agent qui connaît bien les maladies chroniques et se spécialise dans ces dernières. 
  • Les primes d’assurance demeurent les mêmes, que vous souscriviez votre police vous-même ou que vous passiez par un agent. 
  • Il est important que les demandes d’assurance soient remplies de manière adéquate. En outre, un agent titulaire d’un permis peut veiller à ce que les réponses aux questions d’ordre médical soient complètes et détaillées.
La gestion de vos propres soins de santé ou des soins de santé d’un proche peut être décourageante.​

La persévérance, la communication, la documentation et l’information sont essentielles à la promotion des soins adéquats. Voici une liste de ressources à télécharger qui vous aideront à en savoir plus sur l’assurance médicaments : ​
 

  • Les taux de ces maladies au Canada figurent parmi les plus élevés du monde.
  • 1 CANADIEN SUR 150 VIT AVEC LA MALADIE DE CROHN OU LA COLITE
  • Pour la première fois, les familles nouvellement arrivées au Canada contractent la maladie de Crohn et la colite
  • Depuis 1995, l’incidence de la maladie de Crohn chez les enfants canadiens de 10 ans et moins a presque doublé
  • Les gens sont le plus souvent diagnostiqué avant 30 ans.